Un logiciel de facturation vous fait gagner du temps sur chaque devis et chaque facture, mais son rôle a changé avec la réforme de la facture électronique. Il doit désormais produire des factures conformes et les faire transiter par une plateforme agréée. Ce comparatif ne classe pas les éditeurs et ne repose sur aucun test : il présente les fonctions à vérifier et la méthode pour choisir, à partir des informations publiées par chaque éditeur.
Les fonctions de base
- la création de devis et leur transformation en facture
- la numérotation automatique, chronologique et continue
- la gestion des acomptes et des avoirs
- le calcul de la TVA par taux et les mentions de franchise ou d’autoliquidation
- un catalogue de produits et de prestations
- un fichier clients avec leurs coordonnées et numéros Siren
- l’envoi des factures et le suivi des paiements
- les relances automatiques des factures en retard
Les mentions à générer sans erreur
Le logiciel doit faire apparaître toutes les mentions obligatoires listées par Service Public Entreprendre : numéro unique, dates, identités du vendeur et du client, détail des lignes, totaux HT et TTC, date de règlement, taux des pénalités de retard et indemnité forfaitaire de 40 € entre professionnels. Notre fiche sur les mentions obligatoires d’une facture les détaille une à une.
Vérifiez aussi qu’il ne permet pas de supprimer ou de modifier une facture déjà émise. La correction doit passer par un avoir.
La conformité à la facture électronique
Le calendrier
Selon Service Public Entreprendre, toutes les entreprises assujetties à la TVA doivent pouvoir recevoir des factures électroniques depuis le 1er septembre 2026. Les PME et les micro-entreprises devront en émettre à partir du 1er septembre 2027. Les échanges passent par une plateforme agréée par l’État.
Ce que doit faire le logiciel
- produire des factures dans un format structuré, et non un simple PDF
- se connecter à une plateforme agréée, ou en être une
- intégrer les nouvelles mentions : Siren du client, adresse de livraison, nature des opérations, option pour la TVA d’après les débits
- transmettre les données de vente aux particuliers au titre de l’e-reporting, si vous en réalisez
- recevoir et classer les factures de vos fournisseurs
Demandez à l’éditeur, par écrit, avec quelle plateforme agréée il fonctionne et vérifiez qu’elle figure sur la liste publiée par l’administration fiscale. Le détail de la réforme figure dans notre fiche sur la facture électronique.
Les grandes familles d’outils
| Famille | Pour qui | Points forts | Points à vérifier |
|---|---|---|---|
| Outil de facturation seul | Indépendant, micro-entreprise | Simple, rapide à prendre en main | Lien avec la comptabilité |
| Module d’un logiciel de comptabilité | TPE qui veut un outil unique | Écritures générées automatiquement | Ergonomie des devis |
| Module d’un logiciel de gestion | PME avec stock ou équipe commerciale | Stock, achats, ventes réunis | Coût et paramétrage |
| Outil proposé par la banque ou le cabinet | Dirigeant déjà client | Intégration directe | Fonctions parfois limitées |
Ce tableau décrit des catégories, pas des produits.
Comparer les prix sans se tromper
Les tarifs changent souvent et dépendent des options. Nous ne les reproduisons pas. Relevez sur la page officielle de chaque éditeur :
- le prix hors taxes, mensuel ou annuel, et la durée d’engagement
- le nombre de factures, de clients ou d’utilisateurs inclus
- le coût de la connexion à la plateforme agréée, s’il est facturé à part
- les options : relances, paiement en ligne, multi-devises
- les conditions d’export de vos données en cas de départ
Comparez un coût annuel complet pour votre volume réel de factures.
Les fonctions qui font gagner du temps
Au delà de la conformité, certaines fonctions changent le quotidien. Le paiement en ligne depuis la facture raccourcit souvent les délais d’encaissement. Les relances automatiques, programmées avant et après l’échéance, évitent les oublis. Le rapprochement avec vos encaissements bancaires indique en un coup d’œil les factures réglées. Un tableau des factures à venir et en retard aide à piloter votre trésorerie.
Pour les équipes, la validation des devis par un responsable et des modèles par activité limitent les erreurs. Si vous vendez à l’étranger, vérifiez la gestion des devises et des mentions de TVA intracommunautaire.
Quel outil selon votre profil
Vous démarrez seul
Un outil simple, avec devis, factures et relances, suffit. Vérifiez la gestion de la franchise en base de TVA si vous en bénéficiez.
Vous avez un expert-comptable
Choisissez un outil qui transmet les factures et les encaissements à votre cabinet sans ressaisie. Demandez-lui ce qu’il utilise.
Vous gérez une PME
Un module intégré à votre logiciel de comptabilité ou à votre outil de gestion évite les doubles saisies. Regardez la gestion des droits, des catalogues et des remises par client.
Les questions à poser à l’éditeur
- avec quelle plateforme agréée le logiciel fonctionne-t-il ?
- les nouvelles mentions sont-elles déjà disponibles ?
- les factures émises sont-elles verrouillées ?
- où sont hébergées les données et pendant combien de temps sont-elles conservées ?
- puis-je tester gratuitement avec mes propres modèles ?
Questions fréquentes
Un modèle de facture sous tableur suffit-il encore ?
Pour recevoir puis émettre des factures électroniques, un tableur ne suffit pas. Il faudra passer par une plateforme agréée, directement ou via un logiciel compatible.
Faut-il changer de logiciel avant 2027 ?
Pas forcément. Si votre éditeur annonce une connexion à une plateforme agréée, vérifiez-la et testez-la avant l’échéance. Sinon, prévoyez le changement suffisamment tôt.
Combien de temps conserver ses factures ?
Les factures électroniques se conservent sous forme électronique pendant 6 ans à compter de leur établissement, selon l’administration. Vérifiez que l’archivage est inclus.
Retrouvez nos autres fiches dans le guide gestion et comptabilité.